Fondamental · Vendre — 07
Comprendre le suivi commercial
Sommaire23 parties
- 01Suivre n'est pas relancer
- 02Le meilleur suivi commence avant de quitter le rendez-vous
- 03Une date n'est pas une prochaine étape
- 04Chaque opportunité devrait avoir une prochaine décision
- 05Toutes les opportunités n'avancent pas au même rythme
- 06L'automatisation peut rappeler. Elle ne doit pas oublier le contexte.
- 07Un bon suivi peut apporter quelque chose
- 08Ne créez pas artificiellement de la valeur pour avoir une excuse de relancer
- 09Le silence est lui aussi une information
- 10Mais une opportunité ne doit pas rester ouverte éternellement
- 11Savoir arrêter fait partie du suivi
- 12Gagné ou perdu n'est pas suffisant
- 13Comprendre pourquoi nous avons gagné
- 14Comprendre pourquoi nous avons perdu
- 15Attention aux raisons de perte trop simples
- 16Une vente gagnée change la nature de la relation
- 17La signature ne doit pas effacer la découverte
- 18Transmettre ne signifie pas simplement transférer les notes
- 19Le client doit pouvoir corriger notre compréhension
- 20La connaissance client devrait avoir une histoire
- 21Le suivi continue après la vente
- 22Construisez votre Carte de Suivi
- 23Regardons maintenant le parcours entier
Comment accompagner une décision dans le temps sans transformer la relance en poursuite ?
Une proposition a été envoyée. La décision n'est pas encore prise. Que faire maintenant ? Relancer davantage n'est pas nécessairement mieux suivre. Un bon suivi commercial consiste à maintenir le contexte, comprendre ce qui doit encore se passer, rendre la prochaine étape claire et savoir quand avancer, attendre ou arrêter. Et lorsque la vente aboutit, il reste une dernière responsabilité : transmettre ce que nous avons appris sans obliger le client à tout recommencer.
Temps de lecture : ~18 min · Niveau : Fondamentaux
La proposition est envoyée.
Trois jours passent.
Nous écrivons :
« Bonjour, avez-vous eu le temps de consulter notre proposition ? »
Pas de réponse.
Une semaine.
« Je me permets de revenir vers vous concernant notre proposition. »
Toujours rien.
Deux semaines.
« Je me permets une nouvelle fois de vous relancer afin de savoir si vous avez pu avancer sur votre réflexion. »
Silence.
Puis le CRM nous rappelle :
RELANCER LE PROSPECT
Alors nous envoyons :
« Avez-vous eu le temps de revenir vers nous ? »
Mais une question mérite d'être posée.
Qu'avons-nous apporté de nouveau depuis notre précédent message ?
Rien.
Nous demandons simplement au prospect :
de faire avancer notre processus commercial.
Peut-être existe-t-il une autre manière de suivre une opportunité.
01Suivre n'est pas relancer
Les deux peuvent se ressembler.
Mais leur intention n'est pas exactement la même.
Une relance dit souvent :
« Où en êtes-vous ? »
Un suivi cherche plutôt à comprendre :
« Qu'est-ce qui doit maintenant se passer pour que cette décision puisse avancer ? »
La différence paraît subtile.
Elle change pourtant beaucoup de choses.
Parce que si nous connaissons réellement la prochaine étape, nous n'avons pas besoin de demander constamment où en est le prospect.
Nous pouvons attendre :
une réunion,
une validation,
un budget,
une information,
un recrutement,
une date,
un arbitrage.
Le suivi devient alors lié :
à la décision.
Pas à notre impatience.
02Le meilleur suivi commence avant de quitter le rendez-vous
Présentation terminée.
Le prospect dit :
« Très bien, nous allons réfléchir. »
Nous répondons :
« Parfait, je vous laisse revenir vers moi. »
Nous venons de créer une zone floue.
Que va-t-il se passer ?
Qui va réfléchir ?
À quoi ?
Quand ?
Quelle décision doit être prise ?
Nous pouvons plutôt demander :
« Quelle est la prochaine étape de votre côté ? »
Le prospect répond :
« Nous présentons les deux propositions au comité mardi prochain. »
Très bien.
Puis :
« Et après ce comité, qu'est-ce qui doit se passer ? »
« Nous devrions pouvoir prendre une décision jeudi. »
Nous savons maintenant pourquoi et quand reprendre la conversation.
Ce n'est plus :
RELANCE J+7.
C'est :
COMITÉ → DÉCISION → ÉCHANGE.
Un bon suivi commence par une prochaine étape clairement comprise.
03Une date n'est pas une prochaine étape
CRM :
Relancer le 14 octobre.
Pourquoi ?
Personne ne sait.
La date existe simplement parce qu'il fallait remplir le champ.
Une meilleure information serait :
14 octobre — reprendre contact après la réunion budgétaire du 13 pour savoir si le projet peut être intégré au budget T1.
La date seule nous dit :
quand agir.
Le contexte nous dit :
pourquoi.
Et cette différence deviendra particulièrement importante lorsque plusieurs personnes travaillent sur les mêmes opportunités.
04Chaque opportunité devrait avoir une prochaine décision
Nous avons déjà rencontré cette idée plusieurs fois.
Elle revient parce qu'elle est fondamentale.
Une opportunité ne devrait pas simplement être :
EN ATTENTE.
Elle devrait idéalement posséder quelque chose comme :
Prochaine décision : valider le budget.
Ou :
Vérifier la faisabilité technique.
Ou :
Choisir entre les scénarios A et B.
Ou :
Obtenir l'accord de la direction.
Ou :
Décider de reporter le projet.
Cette information est beaucoup plus utile que :
Prospect chaud.
Parce qu'elle nous dit ce qui empêche réellement le mouvement.
05Toutes les opportunités n'avancent pas au même rythme
Certaines ventes prennent :
deux jours.
D'autres :
six mois.
D'autres :
deux ans.
Le problème apparaît lorsque nous appliquons le même rythme de relance à toutes.
J+3
J+7
J+14
J+30
Pourquoi ?
Une entreprise doit attendre son prochain exercice budgétaire.
La relancer tous les sept jours ne fera pas arriver janvier plus vite.
À l'inverse, une entreprise doit choisir un prestataire vendredi.
Attendre trois semaines n'a aucun sens.
La fréquence du suivi devrait dépendre du rythme réel de la décision.
Pas d'une séquence automatique universelle.
06L'automatisation peut rappeler. Elle ne doit pas oublier le contexte.
Une automatisation peut être très utile.
Elle peut nous dire :
« Cette opportunité n'a connu aucune activité depuis 14 jours. »
Excellent.
Elle attire notre attention.
Mais elle ne devrait pas automatiquement conclure :
« Envoyer email de relance n°3. »
Parce qu'elle ignore peut-être :
que le client est en congé,
qu'une réunion est prévue dans deux semaines,
qu'un recrutement doit être terminé,
ou que nous avons volontairement convenu d'attendre.
L'automatisation devrait donc nous aider à :
ne rien oublier.
Pas nous obliger à :
agir sans réfléchir.
07Un bon suivi peut apporter quelque chose
Supposons que le prospect hésite sur la capacité de son équipe à adopter un nouveau CRM.
Une semaine plus tard, nous trouvons pertinent de lui envoyer :
un exemple de plan de déploiement,
une réponse à une question technique,
un prototype,
une information demandée,
ou une clarification du périmètre.
Le message peut alors avoir une raison d'exister.
À l'inverse :
« Je me permets de remonter mon précédent email dans votre boîte de réception. »
n'apporte rien au processus de décision.
Cela ne signifie pas que chaque suivi doit contenir un cadeau ou un article.
Parfois, une simple question est nécessaire.
Mais nous pouvons nous demander :
Pourquoi ce message mérite-t-il d'être envoyé aujourd'hui ?
Si nous ne savons pas répondre, il n'est peut-être pas encore nécessaire.
08Ne créez pas artificiellement de la valeur pour avoir une excuse de relancer
Attention cependant.
Nous pourrions transformer le principe précédent en nouvelle technique.
« Il faut toujours apporter de la valeur dans ses relances. »
Alors nous envoyons :
un article non demandé,
un PDF,
une étude,
une vidéo,
un « conseil personnalisé »,
simplement pour avoir une raison de réapparaître.
Nous avons changé la forme.
Pas forcément l'intention.
Un suivi utile n'est pas :
trouver quelque chose à envoyer.
C'est :
comprendre ce qui peut réellement aider la décision à avancer.
Parfois :
rien.
Et attendre est alors parfaitement acceptable.
09Le silence est lui aussi une information
Un prospect répondait rapidement.
Puis plus rien.
Pourquoi ?
Nous ne savons pas.
Il peut avoir :
changé de priorité,
choisi quelqu'un d'autre,
perdu son budget,
pris du retard,
oublié,
eu un problème interne,
ou simplement décidé de ne pas répondre.
Le silence nous donne donc une information limitée :
nous n'avons plus de réponse.
Pas :
le prospect n'est plus intéressé.
Ni :
le prospect est toujours intéressé.
Nous devons résister à l'envie d'inventer ce que le silence signifie.
10Mais une opportunité ne doit pas rester ouverte éternellement
Le CRM contient parfois :
247 opportunités ouvertes.
En réalité :
180 sont mortes depuis longtemps.
Mais personne n'ose les fermer.
Pourquoi ?
Parce qu'un prospect pourrait revenir.
Bien sûr.
Mais une opportunité fermée aujourd'hui peut redevenir une opportunité demain.
Nous pouvons distinguer :
OPPORTUNITÉ ACTIVE
une décision est réellement en cours.
EN ATTENTE
une condition identifiable doit se produire.
FERMÉE — PERDUE
une autre décision a été prise.
FERMÉE — SANS SUITE
aucune décision active ne justifie de continuer à mobiliser le pipeline.
Cela rend le système beaucoup plus lisible.
Fermer une opportunité ne signifie pas fermer la porte à une future conversation.
11Savoir arrêter fait partie du suivi
Après plusieurs tentatives raisonnables sans réponse, nous pouvons écrire quelque chose de simple :
« Je n'ai pas réussi à vous joindre depuis notre dernier échange. J'imagine que le projet n'est peut-être plus prioritaire actuellement. Je vais donc clôturer son suivi de notre côté pour ne pas multiplier les relances. Si le sujet revient plus tard, nous pourrons naturellement reprendre la conversation à partir de là où nous nous étions arrêtés. »
Pas de menace.
Pas de :
« Dernière chance. »
Pas de faux retrait destiné à provoquer une réponse.
Nous indiquons simplement :
nous arrêtons activement de poursuivre cette opportunité.
Et nous respectons la possibilité que le contexte change.
12Gagné ou perdu n'est pas suffisant
Une opportunité se termine.
CRM :
GAGNÉE
ou
PERDUE.
Très bien.
Mais nous avons potentiellement appris énormément.
Pourquoi avons-nous gagné ?
Pourquoi avons-nous perdu ?
Quel était le véritable problème ?
Quelles objections sont apparues ?
Quelle alternative a été choisie ?
Quel élément a compté dans la décision ?
Qu'avions-nous mal compris ?
Une vente terminée devrait donc produire :
de la connaissance.
13Comprendre pourquoi nous avons gagné
Le client signe.
Excellent.
Pourquoi ?
« Parce que nous sommes les meilleurs. »
Peut-être.
Mais probablement insuffisant.
Nous pouvons demander, naturellement :
« Qu'est-ce qui a le plus compté dans votre décision ? »
La réponse peut surprendre.
Nous pensions :
notre expertise technique.
Le client répond :
« Vous êtes les seuls à avoir vraiment reformulé notre problème avant de proposer quelque chose. »
Ou :
« Votre planning était plus clair. »
Ou :
« Vous étiez plus chers, mais nous avions davantage confiance dans votre capacité à gérer le projet. »
Ces informations peuvent aider :
le commercial,
le marketing,
le positionnement,
les offres,
et toute l'entreprise.
14Comprendre pourquoi nous avons perdu
Même chose.
RAISON DE PERTE : PRIX
Est-ce vrai ?
Le prospect a peut-être dit :
« Nous avons choisi une proposition moins chère. »
Mais pourquoi ?
Peut-être que :
les deux propositions semblaient équivalentes.
Dans ce cas, le prix a effectivement départagé.
Mais le problème sous-jacent pourrait être :
nous n'avons pas suffisamment rendu visible notre différence.
Ou peut-être :
le concurrent était simplement meilleur pour cette situation.
C'est possible aussi.
Nous devons pouvoir l'accepter.
Une analyse de perte ne sert pas à démontrer :
que le client s'est trompé.
Elle sert à comprendre :
ce que cette décision peut nous apprendre.
15Attention aux raisons de perte trop simples
CRM :
Prix
Concurrent
Timing
Budget
Pas de réponse
Ces catégories sont pratiques pour analyser des données.
Mais elles peuvent écraser la réalité.
Prenons :
TIMING
Cela peut vouloir dire :
le projet n'était pas prioritaire,
nous avons répondu trop tard,
l'équipe n'était pas disponible,
une dépendance empêchait de démarrer,
le prospect voulait une livraison impossible.
Même catégorie.
Enseignements complètement différents.
Nous pouvons donc conserver :
une catégorie structurée
une explication qualitative courte.
Les données restent analysables.
Sans perdre entièrement le contexte.
16Une vente gagnée change la nature de la relation
Le contrat est signé.
Félicitations.
Le CRM passe :
GAGNÉ.
Et maintenant ?
Dans beaucoup d'organisations, quelque chose d'étrange se produit.
Le commercial disparaît.
Le chef de projet arrive.
Puis demande :
« Alors, pouvez-vous nous expliquer votre projet ? »
Le client recommence.
Son entreprise.
Son problème.
Ses objectifs.
Ses contraintes.
Ses inquiétudes.
Tout ce qu'il avait déjà expliqué.
Parfois pendant plusieurs semaines.
Le client vient de découvrir :
la frontière entre nos services internes.
Une frontière qui ne devrait probablement pas être son problème.
17La signature ne doit pas effacer la découverte
Reprenons tout ce que nous savons potentiellement déjà.
Contexte
Demande initiale
Déclencheur
Situation actuelle
Problème
Objectifs
Historique
Parties prenantes
Contraintes
Risques
Hypothèses
Décisions
Objections
Périmètre
Valeur recherchée
Critères de réussite
Pourquoi demander au client de reconstruire tout cela ?
Ces informations devraient :
traverser la signature.
Le CRM ne devrait donc pas être uniquement une machine destinée à vendre.
Il devrait participer à :
la continuité de la connaissance client.
18Transmettre ne signifie pas simplement transférer les notes
Attention cependant.
Le commercial possède :
37 pages de notes,
six emails,
trois enregistrements,
une proposition,
des messages Slack.
Il transfère le dossier au chef de projet.
Techniquement :
tout a été transmis.
Pratiquement :
personne ne sait ce qui est important.
Une transmission doit donc être :
structurée.
Nous pourrions transmettre :
CE QUE LE CLIENT NOUS A DEMANDÉ
Ses mots.
CE QUE NOUS AVONS COMPRIS
Notre lecture de la situation.
CE QUE NOUS CHERCHONS À CHANGER
Les objectifs.
CE QUI A ÉTÉ DÉCIDÉ
Périmètre et arbitrages.
CE QUI N'A PAS ÉTÉ RETENU
Et pourquoi.
CE QUE NOUS PENSONS
Nos hypothèses.
CE QUE NOUS NE SAVONS PAS ENCORE
Les éléments à vérifier.
CE QUI INQUIÈTE LE CLIENT
Les risques et objections exprimés.
COMMENT NOUS MESURERONS
Les indicateurs retenus.
QUI COMPTE DANS LE PROJET
Les parties prenantes.
Cette synthèse vaut beaucoup plus qu'un dossier rempli de données brutes.
19Le client doit pouvoir corriger notre compréhension
Voici maintenant quelque chose qui rejoint directement notre réflexion sur Kolosso.
Imaginons le premier rendez-vous après signature.
Nous pourrions commencer :
« Avant d'aller plus loin, voilà la compréhension que nous avons construite pendant nos échanges commerciaux. Nous allons vous la restituer afin que vous puissiez corriger ce qui serait incomplet ou devenu faux. »
Puis :
« Voilà votre situation. »
« Voilà ce que nous avons compris comme problème. »
« Voilà les objectifs retenus. »
« Voilà les décisions déjà prises. »
« Voilà ce que nous devons encore vérifier. »
Le client ne recommence pas.
Il :
confirme, corrige et enrichit.
C'est profondément différent.
Et cela montre quelque chose d'important :
écouter un client ne signifie pas simplement l'avoir écouté une fois.
Cela signifie conserver et faire évoluer la compréhension que nous construisons avec lui.
20La connaissance client devrait avoir une histoire
Au début :
Nous pensons que le problème est X.
Après découverte :
Nous avons compris que X est surtout provoqué par Y.
Pendant le projet :
Les données montrent finalement que Z joue également un rôle important.
Après lancement :
Nous observons que l'hypothèse Y était partiellement correcte mais que Z explique davantage le résultat.
Pourquoi écraser l'ancienne information ?
Elle raconte :
comment notre compréhension a évolué.
Cette histoire peut devenir extrêmement précieuse.
Pour expliquer une décision.
Éviter de répéter une expérience.
Former un nouveau membre.
Comprendre un résultat.
Préparer la suite.
Le dossier client ne serait donc pas seulement :
un état actuel.
Il pourrait devenir :
une mémoire du raisonnement mené ensemble.
21Le suivi continue après la vente
Le projet est livré.
Fin ?
Pas nécessairement.
Nous pouvons revenir à la question formulée au début :
« Si nous reparlons de ce projet dans un an et que vous êtes pleinement satisfait, qu'est-ce qui aura changé concrètement ? »
Six mois plus tard :
qu'est-ce qui a changé ?
Un an plus tard :
qu'avons-nous réellement obtenu ?
Qu'avons-nous appris ?
Qu'est-ce qui reste difficile ?
Une nouvelle priorité est-elle apparue ?
Nous sortons alors d'une logique :
VENDRE → PRODUIRE → PARTIR
pour entrer dans :
COMPRENDRE → AGIR → MESURER → APPRENDRE → FAIRE ÉVOLUER.
Cela ressemble étrangement à quelque chose que nous connaissons déjà.
Le Cycle Kolosso.
22Construisez votre Carte de Suivi
Dernier outil de notre parcours VENDRE.
Pour chaque opportunité active :
1 — ÉTAT DE LA DÉCISION
Que se passe-t-il réellement aujourd'hui ?
2 — DERNIER ÉCHANGE
Que s'est-il passé ?
Qu'avons-nous appris ?
3 — PROCHAINE DÉCISION
Qu'est-ce qui doit maintenant être décidé ?
4 — RESPONSABLE
Qui doit agir ?
Nous ?
Le prospect ?
Une autre personne ?
5 — DÉCLENCHEUR
Qu'attendons-nous ?
Une date ?
Une réunion ?
Une information ?
Une validation ?
6 — PROCHAINE ACTION
Que devons-nous réellement faire ?
Et pourquoi ?
7 — RISQUE
Qu'est-ce qui pourrait bloquer la décision ?
8 — CONTEXTE
Que ne devons-nous surtout pas oublier lors du prochain échange ?
9 — ISSUE
Active
En attente
Gagnée
Perdue
Sans suite
10 — APPRENTISSAGE
Si l'opportunité se termine :
qu'avons-nous appris ?
11 — TRANSMISSION
Si elle devient cliente :
quelles informations doivent impérativement continuer avec elle ?
23Regardons maintenant le parcours entier
Nous avons commencé avec :
Comment une opportunité devient-elle réellement un client ?
Sept chapitres plus tard, nous pouvons répondre autrement.
01 — PARCOURS COMMERCIAL
Comprendre comment une décision se construit.
↓
02 — QUALIFICATION
Déterminer si l'opportunité mérite réellement d'avancer.
↓
03 — DÉCOUVERTE
Comprendre la situation avant de proposer.
↓
04 — PROPOSITION
Transformer cette compréhension en recommandation.
↓
05 — VALEUR & PRIX
Déterminer si l'investissement possède de bonnes raisons d'exister.
↓
06 — OBJECTIONS & DÉCISION
Comprendre ce qui empêche encore la décision.
↓
07 — SUIVI
Accompagner cette décision dans le temps et préserver ce qui a été appris.
↓
CLIENT
Mais même ce dernier mot est trompeur.
Parce que le parcours ne s'arrête pas réellement là.
Il change simplement de nature.
Le commercial n'a pas terminé son travail lorsqu'il a vendu
Il l'a terminé lorsque l'équipe qui prend la suite sait :
qui est ce client,
pourquoi il est venu,
ce qu'il cherche à changer,
ce qui lui a été promis,
ce qui ne lui a pas été promis,
ce qui l'inquiète,
ce qui reste incertain,
et
pourquoi certaines décisions ont été prises.
Autrement dit :
Terminer son travail signifie aussi permettre au suivant de commencer correctement le sien.
Et cette phrase dépasse largement le commercial.
Elle peut devenir une règle de fonctionnement pour toute l'entreprise.
Le Fondamental VENDRE est terminé
Nous avons maintenant sept briques.
Carte du Parcours Commercial
↓
Carte de Qualification
↓
Carte de Découverte
↓
Carte de Proposition
↓
Carte de Valeur
↓
Carte de Décision
↓
Carte de Suivi
Mais je ne pense surtout pas que nous devrions maintenant créer :
sept documents séparés.
Ce serait presque contraire à tout ce que nous venons d'apprendre.
Nous devons maintenant nous poser une nouvelle question :
Et si toutes ces cartes étaient simplement différentes vues d'un même dossier client ?
Une information apparaîtrait une fois.
Puis elle évoluerait.
Demande initiale
devient :
compréhension du problème
puis :
hypothèses
puis :
recommandation
puis :
décisions
puis :
apprentissages.
Nous ne construirions donc pas sept outils.
Nous construirions :
un système de connaissance commerciale.
Et là, nous sommes prêts pour la suite.
Note du Laboratoire
Nous avons commencé VENDRE en parlant de transformation :
Comment une opportunité devient-elle réellement un client ?
Nous le terminons avec une idée un peu différente.
Peut-être qu'un bon système commercial ne cherche pas seulement à transformer davantage d'opportunités en clients.
Il cherche à produire :
de meilleures compréhensions,
de meilleures décisions,
de meilleures collaborations,
et
de meilleurs apprentissages.
Certaines de ces décisions produiront une vente.
D'autres non.
Mais dans les deux cas, le système aura fait son travail.
La vente n'est pas seulement le moment où un client nous choisit.
C'est le processus par lequel nous vérifions progressivement si nous avons de bonnes raisons de nous choisir mutuellement.